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Publication du calendrier électoral : Voici l’intégralité du Discours du président de la CENI

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Dénis KADIMA KAZADI, a rendu public le samedi 26 Novembre 2022 à Kinshasa, le calendrier électoral pour les élections de 2023, qui prévoit l’organisation de la présidentielle, des législatives nationales et provinciales et l’élection des conseillers communaux le 20 décembre 2023. A constaté infoplus-rdc.com

Voici à cette occasion, l’intégralité du Discours prononcé par le Numéro 1 de la Centrale Électorale avant la présentation des grandes lignes dudit calendrier :

« Monsieur le Représentant personnel du Président de la République ;
Honorables Président des Commissions Politique-Administrative et
Judiciaire de l’Assemblée Nationale et du sénat ;

Messieurs les Présidents des institutions d’Appui à la démocratie ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau et de la plénière de la CENI ;
Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques ;
Honorable Président de l’Assemblée Provinciale ;
Excellence Monsieur le Gouverneur de la ville province de Kinshasa ;
Monsieur le Commissaire Général de la Police Nationale Congolaise ;
Monsieur le Bourgmestre de la commune de la Gombe ;
Madame le Secrétaire Exécutif National adjoint de la CENI ;
Messieurs les Chefs et Représentants des Confessions religieuses ;
Mesdames et Messieurs les Responsables des Partis et
Regroupements politiques ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations de la
Société civile ;

Mesdames et Messieurs à vos différents titres et qualités, tout protocole observé.
C’est un grand jour pour les membres de l’Assemblée plénière et le personnel de la Commission Electorale Nationale Indépendante qui voient un premier aboutissement d’une année de dur labeur en vue d’atteindre son objectif, celui d’organiser des scrutins libres, démocratiques, transparentes et dans le respect du délai constitutionnel.

Investis 28 mois après la fin du mandat du bureau précédent, nous n’avons pas considéré ce handicap majeur comme excuse pour traîner le pas. Nous nous sommes aussitôt mis au travail en commençant par une analyse objective de la situation générale de notre institution et du contexte électoral.

Nous avons remobilisé nos agents et cadres parce que seuls des ressources humaines motivées peuvent nous permettre d’atteindre nos objectifs. Notre credo est celui de « placer le personnel de la CENI au cœur de son action ». Nous avions, en même temps, entrepris des réformes pour placer la femme à parité avec l’homme au sein de notre institution.

Aujourd’hui, la CENI est fière de compter la première femme Secrétaire Exécutif National adjointe, une Directrice adjointe de la logistique. Petit à petit, les femmes de la CENI sont en train de briser le plafond de verre.

Par la suite, les membres de la CENI se sont attaqués aux lacunes constatées dans l’exécution des différentes opérations électorales des cycles passés. Il faut reconnaître que les trois cycles ont apporté une expertise avérée et des compétences techniques remarquables mais, il faut admettre qu’ils ont également écorné l’image de la CENI.

Raison pour laquelle mon équipe et moi avons, dès notre prise de fonctions, travaillé à améliorer cette perception négative du travail de la CENI et sommes inspirés par une nouvelle vision, celle d’ « Une CENI de standard mondial qui imprime une culture démocratique pérenne en RDC ».

Dans un souci de transparence, la nouvelle équipe dirigeante de la CENI a mis en place et opérationnalisé deux grandes cellules : la Cellule de Gestion et de Passation des Marchés Publics et la Cellule de Contrôle Interne et Audit. Ceci dans le souci de corriger les erreurs du passé et renforcer la bonne gouvernance et surtout la crédibilité de notre institution.

La Cellule de Gestion et de Passation des Marchés Publics a permis à la CENI de lancer des appels d’offre internationaux et nationaux, ouverts à tous, dans une procédure naturellement transparentes, basée sur des critères objectifs de participation et de sélection des différents fournisseurs et prestataires.

Pour conforter sa pérennité, la CENI a procédé à certains investissements. Elle est aujourd’hui propriétaire de son siège national et a acquis à Kinshasa un entrepôt central de près de 26 000 mètre carré.

Concernant les opérations, la CENI a mené à termes l’actualisation de la cartographie des centres d’inscription qui est un préalable à l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs.

Mesdames et Messieurs,
Le 03 février 2022, soit 4 mois seulement après notre prise de fonction, nous avons publié la feuille de route du processus électoral 2021-2027. A cette occasion, nous avons mentionné les risques qui pourraient entraver la mise en œuvre des différentes opérations électorales.

Il est donc utile, à la publication du présent calendrier électoral, de rappeler ces contraintes qui ne retirent rien à la ferme volonté et la détermination des membres de la CENI de tout mettre en œuvre pour organiser les scrutins dans les délais constitutionnels.

La CENI pense être en mesure de surmonter ces défis avec l’aide de toutes les parties prenantes au processus.

Le premier défi est de nature financière avec d’une part la nécessité de garantir son autonomie financière et donc son indépendance, et d’autre part le respect des délais de décaissement des fonds des opérations.

Les contraintes légales figuraient parmi les risques dégagés lors de la publication de la feuille de route.

Durant la récente session parlementaire, les deux chambres ont procédé à l’adoption de la loi électorale laquelle, par la suite, a été promulgué par le Président de la République le 29 juin 2022. Nous apprécions cette promptitude.

À la suite de cette promulgation, la CENI s’est dotée des textes règlementaires et des mesures d’application sur la base de cette nouvelle loi électorale.

Le dispositif juridique sera complet avec la loi portant répartition des sièges sans laquelle la CENI ne saura convoquer l’électorat des différents scrutins prévus dans le présent calendrier.

Le troisième défi de taille est l’insécurité persistante dans certaines parties du territoire national et qui pourrait avoir une incidence sur le bon déroulement des opérations électorales. Il est évident qu’aucune opération ne peut être réalisée à bon escient sans sécurité des électeurs, des compétiteurs, des agents électoraux, du matériel et des sites des opérations.

Bien que la pandémie de covid-19 semble être sous contrôle, sa persistance ne constitue pas moins une préoccupation sanitaire majeure qui, à côté d’autres épidémies, peuvent avoir des conséquences néfastes sur le déroulement des opérations, en cas de résurgence.

Dernier défi à relever par la CENI et non des moindres est celui lié à la logistique des opérations. En effet, il s’agit précisément de l’inexistence de certaines infrastructures de transport de base telles que les infrastructures routières, aériennes, ferroviaires et fluviales. Faute de temps, la majorité du matériel électoral va être essentiellement acheminés par voie aérienne avec pour conséquence, une augmentation exponentielle des coûts.

Tous les défis ci-dessus énumérés peuvent, s’ils ne sont pas surmontés, influer négativement sur l’exécution du calendrier électoral.

C’est ainsi que la CENI invite solennellement les institutions du pays et les parties prenantes à s’impliquer avec responsabilité dans la conduite du processus électoral en cours, afin de garantir son plein aboutissement.

Je tiens à réaffirmer à cette occasion que le glissement ne fait toujours pas partie de notre vocabulaire.

Dans un mois, nous allons démarrer l’inscription des électeurs dans la première aire opérationnelle. Elle va durer trente (30) jours.

La CENI a développé des outils pour faciliter la tâche à la population de s’enrôler dans les temps.

A l’instar d’autres pays africains qui le font en très peu de temps, nous allons nous défier collectivement pour réaliser cet exercice en 30 jours par aire opérationnelle. Et cela n’est pas du tout impossible. La CENI veut changer de paradigme pour s’aligner sur les bonnes pratiques électorales internationales et continentales.

Il est temps et il appartient donc à toutes les parties prenantes de jouer leur rôle, dès le mois prochain, dans la mobilisation des électeurs. Tout le monde est embarqué avec la CENI sous très fortes contraintes de délai, lesquels nous avons estimés de manière rigoureuse. Il n’y a donc pas d’un côté un acteur et de l’autre des spectateurs.

Je m’en vais donc vous présenter les grandes lignes du calendrier.

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